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DIAGNOSTIC D'UNE BILHARZIOSE |
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Épidémiologie :
La bilharziose est une pathologie des "pieds nus", lorsqu'une
personne marche pieds nus dans de l'eau douce stagnante et que les larves
pénètrent :
Pénétration transcutanée de furcocercaires, forme infestante, qui gagnent par
voie sanguine et lymphatique le poumon puis le cœur gauche puis le foie. Les
vers deviennent adultes dans le système porte ou ils s'accouplent puis gagnent
les systèmes veineux peri-vésicaux pour pondre.
SCHISTOSOMA HAEMATOBIUM
Les œufs traversent la muqueuse vésicale et sont éliminés dans l'urine.
Cependant, de nombreux œufs restent prisonniers de la muqueuse et provoquent un
granulome.
Les œufs continuent leur maturation en libérant une larve qui va évoluer dans
un petit mollusque pour arriver après plusieurs stade à la libération de
furcocercaires aux heures chaudes de la journée.
Clinique :
Zone d'endémie : On peut se référer à la carte ou à celle des bilharzioses à S. haematobium
Égypte sud, Éthiopie, Afrique centrale, Afrique occidentale, Afrique orientale, Mauritanie, Maroc sud, Libye sud, Botswana nord, Namibie nord, Zimbabwe , Somalie, Soudan, Madagascar ouest, Maurice , Inde.
Prélèvement et traitement du prélèvement:
Pratiquer un prélèvement
d'urines, de préférence en recueillant les urines de 24 heures
Examen direct du culot de
centrifugation urinaire après avoir laissé décanter les urines pendant au
moins une heure dans le cas des urines de 24 heures.
POUR TOUTES LES BILHARZIOSES :
Examen direct :
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S. haematobium |
S. mansoni |
S. japonicum |
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Observation au microscope à l'objectif 10, les œufs étant suffisamment
gros.(200 µm)
Il est possible de colorer des biopsies vésicales, mais le geste médical est
sérieux et les risques hémorragiques importants. On préférera donc éviter
On peut réaliser un étalement fin des selles sur lame, et procéder à une
coloration de Ziehl, les œufs de S. haematobium ne sont pas
acido-alcoolo résistants, contrairement à S. mansoni et S.
intercalatum.
Pour S. japonicum et mekongi, plus petits (80 µm), examen direct au
microscope à l'objectif 10 puis 25.
Pathologies habituellement associées :
Ankylostomose, anguillulose.
Examens complémentaires :
Éosinophilie (0.5 G/l) pendant la phase d'invasion des larves (moins élevée
pour S. haematobium que pour les autres bilharzioses). Hyperleucocytose
10 à 20 G/l.
Traitement habituel / contrôles d'efficacité :
Le traitement habituel des Bilharzioses repose sur l'utilisation de praziquentel
à la dose de 40 mg/Kg/j en une ou deux prises dans la même journée. On peut
aussi utiliser le métrifonate à la dose de 10 mg/Kg/j en deux prises espacées
de 15 jours.
On veillera à surveiller la diminution de l'éosinophilie et la négativation
de la recherche parasitologique dans les deux mois qui suivent. Dans le cas
contraire, une nouvelle prise de médicaments est recommandée.
SCHISTOSOMA MANSONI
Les œufs traversent la muqueuse et sont éliminés dans les selles.
Cependant, de nombreux œufs restent prisonniers de la muqueuse et provoquent un
granulome.
Les œufs continuent leur maturation en libérant une larve qui va évoluer dans
un petit mollusque pour arriver après plusieurs stade à la libération de
furcocercaires aux heures chaudes de la journée.
Clinique :
Zone d'endémie :
Afrique orientale, Afrique occidentale, Afrique du sud, Égypte, Colombie,
Venezuela, Guyana, Guyane française, Surinam, Équateur, Brésil, Bolivie,
Pérou, Paraguay, petites Antilles
Prélèvement :
Pratiquer un prélèvement de
selles.
Prélever de préférence les glaires en surface de la selle ou prélever en
différents points de la selle.
Examens complémentaires :
Éosinophilie (1-2 G/l) pendant la phase d'invasion des larves (plus élevée
que pour S. haematobium). Hyperleucocytose 10 à 20 G/l.
Traitement habituel / contrôles d'efficacité :
Le traitement habituel de l'infection à S. mansoni repose sur
l'utilisation d'oxamniquine (disponible en générique), à la dose de 25 mg/Kg
en une seule prise lors de la phase d'invasion, 60 mg/Kg/j étalés sur deux
jours lors de la phase d'état.
On veillera à surveiller la diminution de l'éosinophilie et la négativation
de la recherche parasitologique dans les deux mois qui suivent. Dans le cas
contraire, une nouvelle prise de médicaments est recommandée.
SCHISTOSOMA INTERCALATUM
Les œufs traversent la muqueuse et sont éliminés dans les selles.
Cependant, de nombreux œufs restent prisonniers de la muqueuse et provoquent un
granulome.
Les œufs continuent leur maturation en libérant une larve qui va évoluer dans
un petit mollusque pour arriver après plusieurs stade à la libération de
furcocercaires aux heures chaudes de la journée.
Clinique :
Zone d'endémie :
Gabon, Congo, Zaïre, Cameroun, Centrafrique , Angola
Prélèvement :
Pratiquer un prélèvement de
selles.
Prélever de préférence les glaires en surface de la selle ou prélever en
différents points de la selle.
Examens complémentaires :
Éosinophilie (1-2 G/l) pendant la phase d'invasion des larves (plus élevée
que pour S. haematobium). Hyperleucocytose 10 à 20 G/l.
Traitement habituel / contrôles d'efficacité :
Le traitement habituel de l'infection à S. intercalatum repose sur
l'utilisation de praziquentel à la dose de 40 mg/Kg en une ou deux prises dans
la même journée.
On veillera à surveiller la diminution de l'éosinophilie et la négativation
de la recherche parasitologique dans les deux mois qui suivent. Dans le cas
contraire, une nouvelle prise de médicaments est recommandée.
SCHISTOSOMA JAPONICUM / MEKONGI
Pénétration transcutanée de furcocercaires, forme infestante, qui gagnent
par voie sanguine et lymphatique le poumon puis le cœur gauche puis le foie.
Les vers deviennent adultes dans le système porte ou ils s'accouplent puis
gagnent les systèmes veineux peri-intestinaux (plus haut que pour S. mansoni)
pour pondre.
Les œufs traversent la muqueuse et sont éliminés dans les selles. Cependant,
de nombreux œufs restent prisonniers de la muqueuse et provoquent un granulome.
Les œufs continuent leur maturation en libérant une larve qui va évoluer dans
un petit mollusque pour arriver après plusieurs stade à la libération de
furcocercaires aux heures chaudes de la journée.
Dans le cas de cette bilharziose, la petite taille des œufs (80 µm), leur
permet de passer dans la circulation générale, réalisant une véritable
septicémie bilharzienne, avec atteinte hépatique, cardio-pulmonaire voire
cérébrale.
Clinique :
Zone d'endémie :
Chine populaire, Taiwan, Japon, Philippines, Corée, Cambodge, Laos, Thaïlande
Prélèvement :
Pratiquer un prélèvement de
selles.
Prélever de préférence les glaires en surface de la selle ou prélever en
différents points de la selle.
Examens complémentaires :
Éosinophilie (1-2 G/l) pendant la phase d'invasion des larves (plus élevée
que pour S. haematobium). Hyperleucocytose 10 à 20 G/l.
Traitement habituel / contrôles d'efficacité :
Le traitement habituel de l'infection à S. japonicum repose sur l'utilisation
de praziquentel en prise unique de 60 mg/Kg en 2-3 prises dans la même
journée.
On veillera à surveiller la diminution de l'éosinophilie et la négativation
de la recherche parasitologique dans les deux mois qui suivent. Dans le cas
contraire, une nouvelle prise de médicaments est recommandée.